[GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - [GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - Migrants Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) est une plate-forme d'associations et d'organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration. Tout en n'excluant pas les autres pôles de migration, le GARR concentre ses efforts sur la République Dominicaine où vivent de nombreux immigrants haïtiens et leurs descendants dans des situations déplorables. https://www.new.garr-haiti.org Sun, 31 May 2020 13:32:21 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr 100 migrant-e-s haïtiens interceptés au large des Bahamas https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1764-100-migrant-e-s-haïtiens-interceptés-au-large-des-bahamas https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1764-100-migrant-e-s-haïtiens-interceptés-au-large-des-bahamas Des migrant-e-s haïtiens secourus par la Force de défense royale des Bahamas

Les autorités bahamiennes ont intercepté, le 25 août 2019,  en haute mer cent migrant-e-s haïtiens dont 78 hommes, 15 femmes et 7 enfants. Ces derniers se trouvaient à bord d’une petite embarcation. Ils/elles  tentaient d’entrer clandestinement aux Bahamas, lit-on dans un communiqué  publié par les autorités de cet archipel britannique en date du 27 août 2019.     

Les migrant-e-s clandestins ont été appréhendés par la Force de défense royale des Bahamas (RBDF) à 27 kilomètres au Nord-ouest de Highborne Cay, dans le district de Great Exuma (la plus grande des îles des Bahamas avec une longueur de plus de 60 km pour une superficie de 72 km2 ), selon la même source. 

Ils/elles ont été remis au département de l’immigration bahamienne qui les a conduits au centre de détention Carmichael de Nassau avant d'être déporté-e-s en Haïti dans les prochains jours.

Il convient de souligner que  depuis le début de l’année 2019,  plus de 400 migrant-e-s haïtiens qui tentaient d’entrer sur les îles britanniques avaient été arrêtés et reconduits en Haïti.

Par ailleurs, les autorités bahamiennes avaient annoncé mi-août 2019, la suspension temporaire de visas pour les ressortissant-e-s haïtiens.

Face aux conditions dans lesquelles les fils et filles d’Haïti continuent de fuir leur pays en quête d’un mieux-être, le GARR s’indigne et s’inquiète.

Il plaide en faveur de la mise en place de vrais programmes socio-économiques afin d’encourager les Haïtiens et Haïtiennes à cesser de risquer leur vie dans des voyages clandestins et incertains en haute mer.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Thu, 29 Aug 2019 19:25:03 +0000
90 migrants haïtiens appréhendés aux Îles Turques-et-Caïques et 146 autres interceptés en haute mer https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1762-90-migrants-haïtiens-appréhendés-aux-îles-turques-et-caïques-et-146-autres-interceptés-en-haute-mer https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1762-90-migrants-haïtiens-appréhendés-aux-îles-turques-et-caïques-et-146-autres-interceptés-en-haute-mer Des migrant-e-s haïtiens lors de l'accueil à la garde-côte du Cap-Haïtien

Une embarcation de fortune qui transportait au moins 37 migrants haïtiens dont 26 hommes et 11 femmes a été appréhendée le 10 août 2019 suite à son arrivée aux Îles Turques-et-Caïques. Un jour après, soit le 11 août, la Garde côtière américaine a intercepté en haute mer 146 boat people haïtiens (120 hommes, 22 femmes et 4 mineurs) qui se trouvaient à bord d’une autre embarcation.  53 autres voyageurs haïtiens ont été appréhendés à bord d’un petit navire le 12 août 2019, sur le même territoire britannique. Ce qui fait  un total de 236 migrant-e-s haïtiens dans moins d’une semaine.

Au nombre de ces migrant-e-s qui provenaient pour la plupart des départements du Nord et du Nord-Ouest, 146 ont été reconduits en Haïti le 13 août 2019. Les 90 autres sont placés  dans un centre de détention avant d’être déportés sous peu en Haïti.

La vague inhabituelle des  236 migrant-e-s haïtiens qui ont tenté de fuir Haïti dans moins d’une semaine a suscité de « grandes inquiétudes» chez Valden Delroy Williams, ministre de l’immigration des Îles Turques-et-Caïques.

M. Williams s’est dit préoccupé de la façon dont les ressortissant-e-s haïtiens continuent de mettre leur vie en péril au quotidien dans des voyages périlleux en haute mer.

« Assez, c’est assez ! Bien que je comprenne ce qui se passe en Haïti et ce que le peuple haïtien y vit, nous devons protéger les  Îles Turques-et-Caïques pour les générations futures.», a-t-il martelé.

Le ministre de l’immigration de cet archipel britannique menace de mettre fin à la migration régulière d’Haïti vers le territoire d’outre-mer britannique si le gouvernement haïtien ne  contrôle pas le flux migratoire de ses ressortissant-e-s.

Il en a profité pour appeler les migrant-e-s haïtiens vivant en situation régulière aux Îles Turques-et-Caïques à «décourager leurs proches de voyager clandestinement en vue de s’installer de manière irrégulière aux Îles Turques-et-Caïques».

Situé à 137 kilomètres de la côte nord d’Haïti et à 372 kilomètres de Miami, ce territoire  britannique est devenu depuis plusieurs années un tremplin pour les Haïtiens et Haïtiennes désespérés fuyant les difficultés économiques et politiques.

Soulignons qu’au début de l’année 2019, plus de 3 embarcations ont été déjà interceptées par les autorités britanniques.  Les voyageurs haïtiens qui s’y trouvaient avaient été soumis à des interrogations et ensuite inculpés pour débarquement illégal. Plusieurs d’entre eux ont été rapatriés en Haïti.

Face à la recrudescence de l’immigration clandestine enregistrée ces derniers jours en haute mer, le GARR s’inquiète. Il appelle les autorités haïtiennes à travailler en vue de l’amélioration des conditions de vie des catégories les plus vulnérables du pays.  Ce qui les encouragera à rester en Haïti  sans être contraintes de mettre leur vie en péril dans des voyages clandestins en haute mer souvent incertains.     

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Mon, 19 Aug 2019 19:51:39 +0000
Mort suspecte d’un Haïtien dans un centre d’internement pour migrants au Mexique https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1763-mort-suspecte-d’un-haïtien-dans-un-centre-d’internement-pour-migrants-au-mexique https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1763-mort-suspecte-d’un-haïtien-dans-un-centre-d’internement-pour-migrants-au-mexique Vue d'un groupe de migrants haïtiens au Mexique

Maxène André, un migrant haïtien, a trouvé la mort le  6 août 2019 suite aux mauvais traitements qui lui ont été infligés dans un centre d’internement au Mexique. Cet espace carcéral situé à Tapachula, à la frontière sud du pays reçoit des migrant-e-s en situation irrégulière, a appris le GARR.

Selon le Directeur du Comité ciudadano de defensa de los naturalizados afro en México (Ccdnam), Wilner Métellus,  les conditions de détention du migrant haïtien sont en totale violation de ses droits. Malgré sa santé défaillante, rapporte-il, Maxène André a été enfermé pendant 20 jours à des températures variant entre 35 et 40°. Il n’a bénéficié d’aucun soin que nécessitait son cas et n’a pas non plus été nourri.

Le défenseur des Droits humains dénonce, ce qu’il appelle, un crime raciste. Il regrette que le rêve d’une vie meilleure tant caressé par le défunt ait tourné au cauchemar par rapport à sa mort précipitée qui aurait été provoquée par les autorités migratoires mexicaines.

Le GARR s’indigne et condamne la façon dont Maxène André a perdu la vie au centre d’internement pour migrant-e-s au Mexique.

Il appelle les représentants diplomatiques haïtiens au Mexique à réclamer l’ouverture d’une enquête afin de faire la lumière sur les causes ayant entouré la mort du migrant haïtien.

Par ailleurs, le GARR exhorte les autorités mexicaines à respecter leurs engagements relatifs à la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants signée par l’Etat mexicain le 18 mars 1985 et ratifiée le 23 janvier 1986. Ce qui permettra d’accorder des traitements respectueux de droits humains dans les divers centres d’internement mexicains.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Mon, 19 Aug 2019 13:12:05 +0000
Régularisation : Le gouvernement chilien donne 90 jours de sursis aux migrant-e-s haïtiens https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1743-régularisation-le-gouvernement-chilien-donne-90-jours-de-sursis-aux-migrant-e-s-haïtiens https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1743-régularisation-le-gouvernement-chilien-donne-90-jours-de-sursis-aux-migrant-e-s-haïtiens Photo: Google

Le Groupe d’Appui au Rapatriés et Réfugiés (GARR) a été informé par les autorités chiliennes qu’il a été décidé de repousser la date buttoir du 22 juillet 2019 jusqu’au 22 octobre prochain, pour la régularisation des migrant-e-s haïtiens vivant en situation irrégulière au Chili. 

Cette mesure a été prise conjointement avec les Ministères des affaires étrangères haïtiens et chiliens suite à des pourparlers. Les ressortissant-e-s haïtiens auront donc 90 jours de plus pour poursuivre avec les procédures de régularisation au Chili.

 Rejoint au téléphone le 22 juillet 2019, l’Ambassadeur du Chili en Haïti, Patricio Utreras,  a tenu à confirmer au GARR cette importante décision qui tend à soulager les migrant-e-s haïtiens.

 « Nous souhaitons grandement que les ressortissant-e-s haïtiens profitent de ce délai accordé par les autorités chiliennes pour finaliser le processus de régularisation qu’ils ont déjà entamé au Chili. », a-t-il indiqué tout en soulignant qu’après le 22 octobre 2019, la mesure des déportations ne s’appliquera que dans des cas extrêmes.

Le GARR salue la décision des autorités chiliennes pour ce moratoire très favorable aux migrant-e-s haïtiens.  Il en profite pour exhorter tous les concerné-e-s à finaliser le processus de régularisation en vue d’éviter d’être victimes de toute éventuelle déportation dans les mois à venir.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Mon, 22 Jul 2019 15:22:48 +0000
Chili/ régularisation : la déportation sera une mesure extrême https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1744-chili-régularisation-la-déportation-sera-une-mesure-extrême https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1744-chili-régularisation-la-déportation-sera-une-mesure-extrême La Conseillère technique en communication du GARR,  Sophie Stanké et l’Ambassadeur du Chili en Haïti, Patricio Utreras entourés de Géralda Sainville et de Josué Michel  respectivement  Responsable de communication et plaidoyer et Assistant en communication au GARR

Le gouvernement chilien donne jusqu’au 22 juillet 2019 aux ressortissants haïtiens en particulier ceux et celles qui ont déjà entamé le processus de régularisation pour finaliser leur dossier. Après avoir soumis un passeport valide et un certificat émis par la Direction centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) d’Haïti, il reste 10 jours aux migrants pour s’inscrire en ligne sur le site https://reservahora.extranjeria.gob.cl/ingreso et prendre un rendez- vous afin d’obtenir un tampon sur leur passeport.

Préoccupé par le sort de 50,000 migrant-e-s haïtiens inscrits sur le registre du gouvernement chilien, le GARR a tenu à rencontrer l’ambassadeur du Chili  en Haïti, Patricio Utreras, pour connaitre l'avenir de bon nombre d’entre eux/elles au Chili  qui  n’auront pas réussi à régulariser leurs dossiers.

«Nous  sommes dans la phase finale de la régularisation. Le plus important, c’est de prendre un rendez- vous en ligne. Dès que le rendez-vous est pris, le migrant sera en attente, ce qui veut dire qu’il est en phase de terminer le processus. Toutefois après le 22 juillet 2019, si le migrant se trouve en irrégularité administrative, des mesures seront appliquées selon la particularité de chaque cas.», confirme l’ambassadeur chilien

La déportation massive des ressortissantes et ressortissants haïtiens ne semble pas  être envisagée par le gouvernement chilien. « En un an, nous avons déporté qu’un seul migrant haïtien et c’était depuis 2015. La déportation s’appliquera seulement en cas de mesure extrême. », ajoute  le diplomate.

La situation peut ne pas être aussi simple pour tous les migrants haïtiens arrivés au Chili. Ceux qui ne maîtrisent pas l’Espagnol et l’Internet auront des difficultés à s’inscrire sans l’aide d’une tierce personne.

Qu’en est-il des frais à payer ? A ce sujet, l’ambassadeur Utreras dit ne pas avoir une idée exacte des frais exigés.

Rappelons que la première phase de régularisation a débuté le 23 juillet 2018. Ce programme dont la deuxième phase prendra fin le 22 juillet 2019 fait partie de la proposition de réformer la loi sur la migration, signée le 9 avril 2018 par le Président de la République du Chili, Sebastián Piñera Echeñique.

Selon les données de l’Ambassade du Chili, plus de 200,000 Haïtiens vivent actuellement au Chili. Bon nombre d’entre eux sont entrés sur le territoire avec un visa touriste d’une durée de 90 jours au maximum.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Fri, 12 Jul 2019 14:44:22 +0000
21 migrant-e-s haïtiens intercepté-e-s au large des Îles Turques et Caïques https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1755-21-migrant-e-s-haïtiens-intercepté-e-s-au-large-des-îles-turques-et-caïques https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1755-21-migrant-e-s-haïtiens-intercepté-e-s-au-large-des-îles-turques-et-caïques Vue des migrants clandestins haïtiens secourus en haute mer

Une embarcation de fortune qui transportait 21 migrants clandestins haïtiens dont 15 hommes et 6 femmes,  a été interceptée en haute mer,  le 5 mai 2019,  par  les forces royales de police des Îles Turques et Caïques, a appris le GARR.

Les boat people haïtiens se dirigeraient vers les Îles Turques et Caïques. Ils/elles ont été appréhendé-e-s et conduit-e-s dans un centre de détention aux fins de leur rapatriement en Haïti,  selon les autorités des îles britanniques.

Soulignons que de janvier à mai 2019 plus de 5 embarcations ont été déjà interceptées par les autorités des îles britanniques.  Au nombre desquelles, plus de 45 migrants ont péri noyés et plus de 160 autres ont été secourus dans des naufrages en série.

La plus récente noyade date du 31 mars écoulée où 17 ressortissant-e-s haïtiens avaient perdu la vie et 14 autres ont été rescapés lors d’un naufrage survenu au large de l’île inhabitée de West Caïcos. Ces migrants haïtiens qui venaient en majorité du Nord et du Nord-est d’Haïti tentaient de fuir le pays en quête de bien-être.

Il est à constater que de nombreux Haïtiens et Haïtiennes continuent de risquer leur vie pour s’échapper à la cherté de la vie qui devient de plus en plus préoccupante dans le pays. Selon les économistes, l’inflation a déjà franchi la barre de plus de 15%.

Les observations montrent que la paupérisation de la paysannerie haïtienne et les effets du changement climatique sont parmi les principales causes qui poussent les gens des communautés rurales à partir. Durant l’année 2018, 1,32 million de personnes de la population rurale se trouvaient en insécurité alimentaire sévère. Selon le dernier rapport de la Coordination Nationale de la Sécurité Alimentaire(CNSA) publié en décembre 2018, les départements les plus affectés sont le Nord-Est et une partie de la Grand ‘Anse.

Face aux conditions dans lesquelles les filles et fils d’Haïti continuent de mettre leur vie en péril en raison du non-respect des droits socio-économiques et culturels par les autorités haïtiennes, le GARR s’inquiète.

Les autorités haïtiennes ne devraient-elles pas envisager de vraies mesures d’apaisement social pour améliorer les conditions de vie des couches les plus vulnérables ?  Ce qui encouragera les Haïtiennes et Haïtiens venant notamment dans les zones de partance à rester chez eux/elles.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Mon, 06 May 2019 15:39:19 +0000
Fin des opérations de recherche au large des Îles Turques-et-Caïques : 17 corps sans vie et 14 survivants https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1759-fin-des-opérations-de-recherche-au-large-des-îles-turques-et-caïques-17-corps-sans-vie-et-14-survivants https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1759-fin-des-opérations-de-recherche-au-large-des-îles-turques-et-caïques-17-corps-sans-vie-et-14-survivants Des migrants en difficulté en haute mer

Les autorités des Îles Turques-et-Caïques et les garde-côtes américains ont annoncé officiellement dans l’après-midi du 3 avril 2019 la fin des opérations de recherche de corps des ressortissants haïtiens. Ces migrants qui viennent en majorité du Nord et du Nord-est d’Haïti se trouvaient à bord d’une embarcation de fortune. Ils ont péri noyés lors d’un naufrage survenu le 31 mars 2019 au large de l’île inhabitée de West Caïcos dans des eaux infestées de requins. Les premières informations ont fait état de 14 survivants et de 15 décès.

Selon les dernières informations relatives aux opérations de recherche, 2 corps sans vie supplémentaires ont été retrouvés tôt dans la matinée du 3 avril 2019, ce qui fait un total de 17 morts, a appris le GARR auprès d’un partenaire aux Îles Turques-et-Caïques.

Les 14 survivants se trouvent dans un centre d’hébergement depuis le 31 mars 2019 en recevant des soins que nécessite leur cas.

Selon les déclarations communiquées par l’un des rescapés, le nombre de passagers qui se trouvaient à bord de la petite embarcation s’estimerait à 38 personnes, un nombre que les autorités des Îles Turques-et-Caïques ne sont pas en mesure de confirmer.

Il convient de souligner que le 2 février 2018, 28 personnes avaient péri noyées et 17 autres ont été secourues par la Force de Défense Royale bahamienne et les Garde-côtes américains.

Déplorant les conditions dans lesquelles les ressortissantes et ressortissants haïtiens continuent de perdre la vie, le GARR présente ses sympathies aux parents et amis éplorés.

Il en profite pour attirer l’attention des autorités haïtiennes sur la façon dont les voyages clandestins haïtiens s’organisent et qui visent toujours le péril de leur vie en quête de mieux-être.

Par ailleurs, le GARR appelle les autorités haïtiennes à améliorer les conditions de vie des couches les plus démunies en vue de les décourager à laisser massivement le pays.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Thu, 04 Apr 2019 19:16:45 +0000
Un moment de répit pour les migrantes et migrants bénéficiaires de TPS https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1754-un-moment-de-répit-pour-les-migrantes-et-migrants-bénéficiaires-de-tps https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1754-un-moment-de-répit-pour-les-migrantes-et-migrants-bénéficiaires-de-tps Des bénéficiaires du TPS et des membres d'organisations de droits humains lors d'une marche

L’Administration Trump a prolongé jusqu’en janvier 2020 le Statut de Protection Temporaire (TPS) pour les migrantes et migrants bénéficiaires haïtiens, salvadoriens, soudanais et  nicaraguayens, a appris le GARR auprès d’une partenaire américaine.

Cette décision annoncée, le 28 février 2018, par le Département de sécurité intérieur des Etats-Unis (DHS) s’inscrit dans le cadre du respect de l’ordonnance d’injonction préliminaire accordée le 3 octobre 2018 par le juge Edward Chen du Tribunal Fédéral du district Nord de Californie.

Cette extension concerne plus de 300 000 personnes dont 60 000 ressortissantes et ressortissants haïtiens.  Ces derniers ont été autorisés à s’installer temporairement et à travailler aux Etats-Unis après le tremblement de terre du 12 janvier 2010.

Dans un communiqué publié à la fin de l’année 2017, on se le rappelle, les migrantes et migrants bénéficiaires du TPS avaient jusqu’au 22 juillet 2019 pour se mettre en règle avec l’immigration américaine, dans le cas contraire ils seraient contraints de quitter les Etats-Unis. 

Cette mesure de prolonger le TPS jusqu’en 2020,  vient soulager les migrantes et migrants détenteurs du TPS. Car, ils/elles ont 6 mois de plus pour respirer, a déclaré Maritza T. Adonis, consultante de campagne auprès du gouvernement fédéral de la Coalition d’immigrants pour la Floride. Toutefois il faut bien l’admettre, leur situation reste toujours compromettante. Car l’Administration Trump ne renonce pas à sa volonté de mettre fin au TPS.

Tout en saluant la décision, le GARR encourage les organisations de la société civile des Etats-Unis d’Amérique, supportées par les organisations haïtiennes  à poursuivre la lutte en vue de porter  l’Administration Trump à  doter les migrantes et migrants bénéficiaires du programme de statuts permanents.  Ce qui permettra de résoudre définitivement le problème.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Fri, 01 Mar 2019 15:50:25 +0000
Chili / Plan de retour : Un quatrième vol avec 170 migrantes et migrants haïtiens bientôt en Haïti https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1740-chili-plan-de-retour-un-quatrième-vol-avec-170-migrantes-et-migrants-haïtiens-bientôt-en-haïti https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1740-chili-plan-de-retour-un-quatrième-vol-avec-170-migrantes-et-migrants-haïtiens-bientôt-en-haïti Des migrant-e-s haïtiens en provenance de Chili

Le Boeing 767 de l’Armée de l’air chilienne (FACh) a décollé,  ce mardi 22 janvier 2019, de Santiago (Chili) à destination d’Haïti avec 170 immigrantes et immigrants haïtiens qui ont choisi de retourner dans leur pays, a appris le GARR. D’une durée de sept heures et demie, l’avion atterrira le même jour à l’Aéroport Toussaint Louverture, à Port-au-Prince. C’est le quatrième vol organisé par le gouvernement chilien dans le cadre du plan humanitaire de retour des étrangers.

Les ressortissantes et ressortissants haïtiens ont été embarqués dans l’avion qui se trouvait à une base militaire proche de l'aéroport international de Santiago, a rapporté  la presse chilienne.

Cette nouvelle cohorte allonge la liste à 717 migrantes et migrants haïtiens qui sont déjà retourné-e-s en Haïti. Selon Rodrigo Ubilla, le sous-secrétaire de l'Intérieur, un autre vol à destination d'Haïti est prévu pour le 30 janvier prochain.

Lors des précédentes arrivées à l’aéroport de migrantes et migrants haïtiens les 7 et 26 novembre 2018, le GARR avait constaté une présence quasi insignifiante des instances haïtiennes qui avaient pour mission de les assister. Aucun programme d’accueil qui prend en compte des différents besoins de ces retourné-e-s notamment l’hébergement pour des personnes qui ne pouvaient se rendre chez elles le jour même, n’était malheureusement disponible. Le GARR a dû intervenir pour les accompagner en ce sens.

Le troisième vol réalisé le 17 décembre 2018 avait été annoncé brièvement. 

Une note signée, le 3 décembre 2018, par plusieurs organisations de droits humains y compris le GARR,  avait fait état de la nécessité de manifester de la solidarité envers ces compatriotes en évitant tout comportement discriminatoire afin qu’ils/elles puissent se réinsérer dans leurs communautés. Les signataires avaient aussi rencontré M. Patricio Utreras Diaz, l’ambassadeur Chilien en Haïti dans le but de recueillir plus d’informations relatives au plan de retour et à la planification des vols vers Haïti. Les demandes de rencontre qui ont été adressées à la même période aux autorités haïtiennes sont toujours en attente.

Le GARR appelle le gouvernement haïtien à mettre tout en œuvre pour assister ses ressortissantes et ressortissants qui ont fait des débours importants pour se rendre au Chili en quête de meilleures conditions de vie.  Il l’encourage à définir un programme d’accueil  qui prend en compte les besoins des groupes minoritaires tels que les femmes, les enfants et aussi d’autres besoins, notamment l’hébergement, l’appui psychosocial, etc.

Notons que le Plan humanitaire de retour volontaire est un programme initié par le gouvernement chilien en vue de faciliter le retour dit volontaire des étrangers, en majorité des migrants et migrantes haïtiens dans leurs pays. Il a débuté le 17 octobre 2018 et a déjà enregistré environ 2000 étrangers notamment des Haïtiens, des Colombiens des Vénézuéliens, des Dominicains, des Équatoriens, des Cubains, etc.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Tue, 22 Jan 2019 19:36:14 +0000
Des ressortissantes et ressortissants haïtiens interceptés au large des Bahamas https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1749-des-ressortissantes-et-ressortissants-haïtiens-interceptés-au-large-des-bahamas https://www.new.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/migrants/item/1749-des-ressortissantes-et-ressortissants-haïtiens-interceptés-au-large-des-bahamas Des ressortissantes et ressortissants interceptés au large des Bahamas

Un groupe de 130 ressortissantes et ressortissants haïtiens ont été interceptés, le 5 janvier 2019, aux environs de 8 heures du matin, au large des Bahamas. Ces Haïtiennes et Haïtiens qui tentaient de débarquer illégalement sur le territoire bahamien ont été arrêtés par les autorités de cet archipel qui compte plus de 700 îles et îlots.

Cette cohorte est le troisième groupe intercepté au tout début de l’année 2019. Trois jours de cela, 30 de ressortissantes et ressortissants dont dix-neuf (19) hommes et onze (11) femmes ont été appréhendés. Selon les Forces Royales de Défense des Bahamas, leur navire mesurant 33 pieds, repéré dans les régions de Man O-War Cay et d’Ecosse Cay peu après 17 heures, a été remorqué jusqu’au quai gouvernemental de Marsh Harbour.

La précédente date du 1er janvier 2019 où 16 ressortissantes et ressortissants haïtiens ont été interceptés à l'Est de South Beach. Ces trois cohortes de boat people haïtiens suivent celle enregistrée en fin d’année soit le 30 décembre 2018. En effet, 124 Haïtiens ont été appréhendés vers 3 heures du matin par les Forces Royales de Défense des Bahamas. Selon le rapport de police, leur voilier de 40 pieds avait été aperçu à environ 13 kilomètres au sud de New Providence. Une fois débarquées sur la terre bahamienne, les personnes concernées ont été confiées à des agents de l’immigration pour être soumises à des interrogatoires. Elles ont été inculpées devant les tribunaux bahamiens pour débarquement illégal.

A rappeler que, selon un bilan annuel établi par les Forces Royales de Défense des Bahamas, 400 boat peoples haïtiens ont été arrêtés durant l’année 2018. Le GARR s’inquiète du nombre accru de ressortissantes et ressortissants haïtiens qui risquent leur vie dans des embarcations de fortune à la recherche d’un mieux-être. Une situation qui traduit la dure réalité socio-économique du pays. Il exhorte le gouvernement haïtien à mettre en place de vrais programmes sociaux en vue d’améliorer les conditions de vie des communautés à faible revenu.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Migrants Thu, 10 Jan 2019 17:03:18 +0000