[GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - [GARR Haïti] - Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés - Personnes Déplacées Le Groupe d'Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) est une plate-forme d'associations et d'organisations non gouvernementales travaillant sur la problématique de la migration. Tout en n'excluant pas les autres pôles de migration, le GARR concentre ses efforts sur la République Dominicaine où vivent de nombreux immigrants haïtiens et leurs descendants dans des situations déplorables. https://mailserver.garr-haiti.org Fri, 29 May 2020 23:03:26 +0000 Joomla! - Open Source Content Management fr-fr 12 janvier 2010: 6 ans après séisme, la crise de logement perdure https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1716-12-janvier-2010-6-ans-après-séisme-la-crise-de-logement-perdure https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1716-12-janvier-2010-6-ans-après-séisme-la-crise-de-logement-perdure 12 janvier 2010: 6 ans après  séisme, la crise de logement perdure

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) et la Coordination pour le Développement des 15 Blocs de Canaan (CODE-15 Canaan) ont organisé,  le 11 janvier 2016, une conférence de presse autour de la problématique de logement. Lors de cette conférence réalisée dans les locaux du GARR, les conférenciers ont plaidé en faveur d’un  programme de logement social pour les familles haïtiennes qui vivent dans des conditions critiques.

Six ans après la catastrophe du 12 janvier le constat est désolant. La crise de logement affecte presque toutes les catégories sociales, selon Géralda Sainville, responsable de la section de communication et plaidoyer  du GARR. Dans les quartiers de Port-au-Prince, dans les villes de Provinces, les services et infrastructures de base font cruellement défaut, a-t-elle ajouté.

A observer la manière dont les constructions se font  actuellement, la catastrophe du 12 janvier ne semble laisser aucune leçon dans la mémoire du peuple haïtien. Tout en saluant les efforts de publication des normes de construction du Ministère des Travaux Publics, Transport et Communication, Mme Sainville croit que  beaucoup reste à faire pour sensibiliser et les faire appliquer dans les municipalités.

La représentante du GARR s’est aussi interrogée sur le fait que les logements inaugurés au village de Lumane Casimir et à Zoranje s’estimant à 74 millions de dollars, lesquels logements  qui ont été financés respectivement par les fonds de Petrocaribe et par la BID, ne sont jusqu’ici pas encore occupés par les principaux bénéficiaires. En dépit des efforts déployés par le gouvernement haïtien de concert avec ses partenaires internationaux pour l’élaboration d’une politique nationale de logement et de l’habitat, aucun suivi effectif n’a été fait jusqu’à présent par les autorités haïtiennes en vue de son application.

Géralda Sainville appelle les autorités haïtiennes à prendre des mesures qui s’imposent pour que le document relatif à la politique nationale de logement ne reste pas dans le tiroir.

Hubert Jean- Louis, membre de la Coordination pour le Développement des 15 Blocs de Canaan (CODE-15 Canaan), a dressé lors de son intervention, un tableau sombre sur les conditions de vie de la population de Canaan. 6 ans après le passage du séisme  ayant ravagé Port-au-Prince et ses environs, les occupants de Canaan n’ont toujours pas accès aux services de base.

Le représentant de la plateforme CODE-15 Canaan appelle le gouvernement haïtien à travailler en vue de palier à cette situation. «Nous autres qui vivons à Canaan, nous n’avons pas d’encadrement. Nous n’avons pas d’accès à l’éducation, aux soins de santé, au marché public, à l’eau potable, et non plus à un cimetière.», s’est-il plaint.

Il a par ailleurs demandé aux responsables de l’Unité de Construction de Logement et Bâtiments Publics (UCLBP) à travailler de concert avec les leaders des Organisations Non Gouvernementales pour qu’ils puissent mener des actions durables.  

La population a besoin d'actions durables. Les autorités haïtiennes doivent aussi encourager les diverses initiatives prises par des organisations de la société civile haïtienne dont le GARR qui a expérimenté un projet de coopératives de logements au bénéfice d’une centaine de familles dans la commune de Lascahobas, département du Centre d’Haïti.

La représentante  du GARR en a profité pour exhorter l’Etat à mettre en place un cadre légal et à créer des fonds visant à encadrer le mouvement des coopératives de logements dans le pays. Ce qui permettra l’amélioration des conditions des familles haïtiennes relatives à un logement décent.

Soulignons que selon le rapport de l’OIM publié au mois de mars 2015, environ seize mille (16 000) familles déplacées  croupissent encore  dans 66 camps d’hébergement à travers la zone métropolitaine.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Tue, 12 Jan 2016 22:26:58 +0000
Haïti/Commémoration : Des femmes de Canaan s’unissent pour renforcer leur leadership https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1603-haïti-commémoration-des-femmes-de-canaan-s’unissent-pour-renforcer-leur-leadership https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1603-haïti-commémoration-des-femmes-de-canaan-s’unissent-pour-renforcer-leur-leadership Des participants en majorité des femmes, lors de la commémoration de la Journée Internationale de la Femme, le 8 mars 2015.

«Fanm, an n ranfòse Lidèchip nou pou kondisyon lavi n ka chanje- Femmes, renforçons notre leadership pour  changer nos conditions de vie.», c’est autour de ce thème que diverses organisations féminines provenant de 15 blocs de Canaan ont commémoré, la Journée Internationale de la Femme, le dimanche 8 mars  2015.

Réunies au Centre Olympique de l’Espoir à l’angle de la Route 9 et de la Nationale #1, les femmes de Canaan ont marqué cette journée réalisée,  avec l’appui du GARR, par une séance de sensibilisation et  des animations culturelles.

Animées d’un sentiment optimiste pour développer leur leadership féminin et voir aussi améliorer leurs conditions de vie, les femmes de Canaan estiment que par la solidarité elles arriveront à faire tomber  la marginalisation dont elles sont victimes dans cette zone délaissée.

«  Nous voulons nous organiser pour dire aux autorités haïtiennes que nous avons droit aux services de base. Car nous ne pouvons pas accepter cette marginalisation dont nous sommes victimes à Canaan. »,a déclaré Erlande Brutus, représentante des organisations féminines à Canaan 1.

Intervenant en la circonstance, la coordonnatrice de Solidarite Fanm Lakay (SOFALA), Sanièce Petit-Phat qui faisait une brève historique de la lutte des femmes, a mis l’accent sur les acquis du mouvement féministe un peu partout dans le monde. Elle s’est arrêtée principalement  sur la particularité et le cheminement de ce mouvement en Haïti.

Mme Petit-Phat a indiqué aux participantes qu’elles doivent aussi prendre en compte les efforts déjà déployés par les femmes haïtiennes et s’armer de courage pour continuer la lutte pour l’égalité et la jouissance des droits y relatifs.

« Vous ne devez pas seulement vous réunir pour commémorer cette date importante dans la lutte des femmes mais aussi pour vous interroger à savoir où vous en êtes. Ce qui vous permettra de mieux vous organiser pour développer ce leadership tant souhaité.», a-t-elle martelé.

La participation des femmes constitue un élément fondamental pour développer le leadership des femmes  telle a été l’avis de la Responsable de Communication et Plaidoyer du GARR, Mme Géralda Sainville.

Mme Sainville  a encouragé les femmes de Canaan à s’organiser davantage pour renforcer leur leadership. Elle les a exhortées à participer pleinement dans les espaces d’échanges relatifs au développement de leur zone. Car leur implication aidera à une prise en compte réelle de leurs besoins spécifiques.

 « Votre participation est un premier pas pour vous faire entendre. Vous devez investir les espaces où l'on discute de votre vie, de votre famille et de votre communauté. Vous devez aussi vous affirmer et vous organiser pour mieux faire passer vos revendications.», leur a-t-elle suggéré.

Des chants engagés, des sketchs, des poèmes et des  rubriques de santé ont été aussi à l’ordre du jour pour commémorer cette activité célébrée par des femmes chaque année à travers le monde.

Au terme de cette commémoration, des présents ont été remis symboliquement à des femmes âgées qui participaient à la cérémonie. Elles ont été choisies en raison de leur âge.

 

 

 

 

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Tue, 10 Mar 2015 02:58:46 +0000
Haïti/Séisme: Cinq ans après, les résidents (es) de Canaan se plaignent du laxisme des autorités haïtiennes à intervenir dans la zone https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1575-haïti-séisme-cinq-ans-après-les-résidents-es-de-canaan-se-plaignent-du-laxisme-des-autorités-haïtiennes-à-intervenir-dans-la-zone https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1575-haïti-séisme-cinq-ans-après-les-résidents-es-de-canaan-se-plaignent-du-laxisme-des-autorités-haïtiennes-à-intervenir-dans-la-zone Vue partielle de l'assistance lors de la journée de réflexion réalisée à Canaan

A l’initiative du GARR et de la plateforme d’organisations Canaan Uni pour le Développement (CUD), une journée de réflexion a été organisée à Canaan, le vendredi 9 janvier 2015, pour commémorer le 5ème anniversaire du séisme du 12 janvier 2010. «An n mobilize pou n fòse Leta ayisyen amelyore kondisyon lojman nan peyi a, Mobilisons-nous pour contraindre l’Etat haïtien à améliorer les conditions de logement en Haïti.», c’est autour de ce thème que se sont réunis plusieurs dizaines de déplacés-es pour réfléchir sur les mauvaises conditions de vie auxquelles font face les résidents-es de Canaan.

Cinq ans (5) après la catastrophe ayant fait environ 300 000 morts, endommagé 250 000 maisons et occasionné 1,5 millions de sans abris, ces personnes déplacées qui sont plusieurs milliers et occupant cet espace dénommé ‘’Canaan’’, se sont montrées confiantes dans la lutte contre la marginalisation dont elles déclarent être victimes.

Intervenant en la circonstance, le Coordonnateur du CUD, Marceno Métellus s’est montré préoccupé des choses négatives qui se disent dans les médias au sujet des familles qui occupent l’espace de Canaan au lendemain du passage du séisme.

« Nous condamnons énergiquement cette mise à l’index dont est victime la population de Canaan qui est souvent traitée comme des bandits par des gens malintentionnés. Nous voulons leur dire que nous sommes des citoyens-es honnêtes et paisibles qui avons occupé cet espace suite à la déclaration d’utilité publique de la zone. Nous n’acceptons pas que nous soyons traités de parias. », a-t-il martelé.

M. Métellus a dit regretter que cinq ans après le cataclysme, les autorités haïtiennes ne se donnent pas la peine d’accompagner la population afin qu’elle puisse vivre dans la dignité humaine.

« Les autorités haïtiennes ne font que cautionner la perception négative que beaucoup de gens ont de la population de Canaan. L’absence des services de base est un exemple concret.», a-t-il déclaré.

Le représentant des déplacés-es de Canaan en a profité pour dénoncer le comportement d’un groupe de personnes se réclamant proches du pouvoir en place qui tentent de temps à autre d’expulser les occupants-es du village.

Il a cité en exemple l’opération de démolition de maisons survenue au Village  Grâce de Dieu, le 5 novembre 2014. Cette opération était conduite par des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) accompagnés d’hommes de main.

La Responsable de Communication et Plaidoyer du GARR, Géralda Sainville qui animait une séance de réflexion en cette occasion, a invité les occupants-es de ce méga village à se mobiliser pour contraindre les autorités haïtiennes à prendre une position officielle sur l’avenir de cette zone complètement délaissée. Elle a mis l’accent sur l’obligation de l’Etat haïtien de respecter et protéger le droit au logement garanti par les instruments internationaux ratifiés par Haïti. De plus il est reconnu par la Législation haïtienne.

«Le Droit au logement est reconnu par la Constitution haïtienne du 29 mars 1987 en son article 22. Vous devez vous organiser en vue de la pleine jouissance de ce droit.», a-t-elle souligné.

Cette journée à laquelle ont participé des représentants-es d’organisations nationale et internationale œuvrant dans la thématique du Droit au logement, a été l’occasion pour les résidents-es de Canaan de travailler sur un cahier de charges qui devrait être soumis aux autorités haïtiennes dans les prochains jours. Au nombre des recommandations figurent la mise en place d’infrastructures de base, l’aménagement de l’espace et le recensement des familles.

Aux termes de la journée, un groupe de femmes déplacées résidant à Canaan ont présenté une prestation culturelle traitant des mauvaises conditions de vie auxquelles sont confrontés les occupants-es de la zone.

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gsainville@garr-haiti.org (Geralda Sainville) Personnes Déplacées Mon, 12 Jan 2015 20:41:10 +0000
Haïti/Relocalisation des déplacés du camp KID : Des occupants se disent insatisfaits https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1559-haïti-relocalisation-des-déplacés-es-du-camp-kid-des-occupants-es-se-disent-insatisfaits https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1559-haïti-relocalisation-des-déplacés-es-du-camp-kid-des-occupants-es-se-disent-insatisfaits Le camp Kid, à Christ-Roi, le 3 décembre 2014

Le processus de relocalisation des 450 familles déplacées du camp KID à Christ-Roi entamé le 21 août 2014 par l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) de concert avec la mairie de Port-au-Prince, est à sa phase finale. Cependant, des familles estimées à plus de 60 dont les dossiers n’ont pas été retenus, se montrent insatisfaites et réclament une reconsidération de leur situation.

 

Dans le cadre de ce programme, chaque famille a reçu 20,000.00 gourdes pour payer la location d’un espace d’habitation, a appris le GARR.

Au moment de démolir leurs tentes, le 3 décembre 2014, des déplacés ont critiqué les agents de la mairie de Port-au-Prince qui ne leur laissent pas assez de temps pour pouvoir se préparer à quitter l’espace.

« Que nous ayons trouvé un autre endroit ou non, les agents de la mairie nous ont intimé l’ordre de démolir nos abris dans un délai ne dépassant pas 3 jours. », s’est plainte une déplacée.

Mme Odile qui résidait au camp KID depuis le 13 janvier 2010, en a profité pour remercier le GARR qui, selon elle, avait donné un accompagnement digne de droits humains aux familles déplacées de Christ-Roi depuis le lendemain du tremblement de terre.

« Les déplacés de Christ-Roi, notamment ceux du camp KID, doivent beaucoup au GARR. N’était-ce l’accompagnement de cet organisme de droits humains, la faim nous aurait tués.», a-t-elle déclaré.

De son côté, Johanne qui faisait office de porte-parole des familles déplacées n’ayant pas encore reçu leurs frais de relocalisation, a critiqué le comportement des autorités qui, a-t-elle indiqué, décident de mettre à l’index une catégorie de familles sous prétexte qu’elles ne disposent pas de documents d’identité.

« Les familles victimes du séisme ne sont pas responsables de n’avoir pas de documents. Il revient à l’Etat haïtien de mettre en place de vrais programmes qui permettront aux victimes du séisme de recouvrer leurs documents perdus au moment de la catastrophe.», a-t-elle souligné.

Pour sa part, Marie Hélène, une autre déplacée, a déploré l’empressement des autorités à relocaliser les occupants-es du site sans leur donner du temps pour chercher une maison où ils pourront vivre en toute dignité.

Elle a par ailleurs exhorté les autorités haïtiennes à octroyer un meilleur traitement aux familles déplacées victimes du séisme du 12 janvier.

Soulignons que le rapport publié par l’OIM en septembre 2014 a fait état de plus de 85,000.00 familles déplacées qui résident encore dans 123 camps d’hébergement d’Haïti.    

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Thu, 04 Dec 2014 14:03:50 +0000
Le GARR dénonce les violations liées à la démolition des maisons des familles du Village Grâce de Dieu, à Canaan https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1547-le-garr-dénonce-les-violations-liées-à-la-démolition-des-maisons-des-familles-du-village-grâce-de-dieu-à-canaan https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1547-le-garr-dénonce-les-violations-liées-à-la-démolition-des-maisons-des-familles-du-village-grâce-de-dieu-à-canaan Image d'une maison détruite lors d'une opération menée par des agents de l'UDMO et des hommes de main à ''Village Grâce de Dieu'', le 5 novembre 2014.

Le Groupe d’Appui aux Rapatriés et Réfugiés (GARR) s’est vivement préoccupé des violations réalisées à l’encontre des familles du Village  Grâce de Dieu, lors d’une opération de démolition de maisons, le 5 novembre 2014. Cet acte perpétré par des agents de l’Unité Départementale de Maintien d’Ordre (UDMO) accompagné des hommes de main, a montré, encore une fois, l’obligation pour les autorités haïtiennes de garantir le droit à la vie des déplacés/es.

Selon des témoignages, des agents de l’Unité Départementale de maintien d’ordre (UDMO), accompagnés des hommes armés de marteaux et  de bâtons, ont investi violemment le village Grâce de Dieu, dans la zone de Canaan (Nord d’Haïti) où ils ont démoli plusieurs maisons, aux environs de 4 heures dans l’après midi du 5 novembre 2014.

Lors de cette opération menée pendant environ trois heures dans ce village, plusieurs familles qui résistaient à la destruction de leurs maisons ont été brutalisées, d’après les informations recueillies sur place.

« Des agents de l’UDMO qui  étaient à bord d’un pick up de couleur grise immatriculé 1-598 nous ont frappés violemment. Ils n’ont pas hésité à frapper une  femme enceinte de 4 mois que nous avons dû transporter rapidement à l’hôpital », ont raconté les victimes, lors d’une visite du GARR.

Une maison et des rangées de parpaings sans toitures ont été complètement détruites mis à part des murs de clôtures de plusieurs maisons. « Je pris beaucoup de peine avant d’économiser de l’argent pour achever ma petite maison, maintenant je suis à la rue. Des bandits l’ont détruite avec tous mes effets », s’est plainte une dame qui dit participer dans  des tontines pour construire son logement afin d’habiter avec ses trois enfants.

Le 7 novembre 2014, les familles victimes ont voulu barrer la route nationale # 1, en entreposant des barricades sur la chaussée. Des policiers du commissariat de Croix-des-Bouquets ont intervenu et lancé du gaz lacrymogène pour disperser la foule qui se massait près du village. Deux jeunes hommes ont été arrêtés puis libérés quelques minutes après sous l’influence d’autres manifestants.

A plusieurs reprises, les familles vivant à Canaan, en majorité des déplacés/es du séisme, sont victimes d’opérations de ce genre. En Décembre et février 2013, des expulsions entachées de bastonnades ont été perpétrées à leur encontre par des particuliers se réclamant propriétaires de plusieurs parcelles de cet espace.

Connaissant la réalité du pays où bon nombre de familles haïtiennes peuvent prendre plusieurs années avant de construire ou d’achever leurs maisons, le GARR exhorte les autorités à prendre des mesures adéquates afin de suspendre les expulsions forcées des habitants-es du village.

Le GARR croit que des particuliers bénéficiant de la complaisance des agents du gouvernement, n’ont pas le droit de mettre en péril la vie des familles installées à Canaan, sous aucun prétexte que ce soit. Sans nier le droit qu’ont ces gens se disant propriétaires de réclamer leurs parcelles, il estime que les procédures en matière d’expulsion prévue par la Législation nationale doivent être bien appliquées, car la fin ne justifie pas les moyens.

D’autant plus qu’il revient au Gouvernement haïtien d’assurer le relogement des familles si besoin est, tout en leur offrant des alternatives viables. Car en tant que citoyens/citoyennes, les autorités haïtiennes ont pour obligation de leur garantir la sécurité d’occupation et le droit à la terre tout en cherchant des solutions durables à leurs besoins de logements.

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Mon, 10 Nov 2014 21:52:16 +0000
Haïti/Journée mondiale de l’Habitat : Des modèles associatifs s’imposent https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1538-haïti-journée-mondiale-de-l’habitat-des-modèles-associatifs-s’imposent https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1538-haïti-journée-mondiale-de-l’habitat-des-modèles-associatifs-s’imposent Les professeurs Jean Rénold Elie et Richener Noël lors de la conférence-débat

« Coopérative de logement, une alternative pour améliorer les conditions des familles en Haïti. », c’est sous ce thème que le GARR conjointement avec des leaders de Coopératives de logement évoluant à Port-au-Prince et à la Lascahobas, a organisé une journée de réflexion impliquant des représentants de différents secteurs de la société civile haïtienne, notamment l’université, des déplacés, des organisations de base et non gouvernementales.

Les familles haïtiennes de la classe moyenne doivent se pencher sur des formes solidaires pour faire face à leur problème de logement. Cette affirmation est confirmée à travers les différentes interventions faites lors d’une conférence-débat, tenue le 6 octobre 2014, à l’occasion de la Journée mondiale de l’Habitat.

« Contrairement aux pressions abusives de l’économie néolibérale, l’économie solidaire sociale, incluant les coopératives, les mutuelles et les associations qui priorisent les individus et le travail, peut être une issue favorable pour Haïti. », souligne le Professeur Jean Rénold Elie, lors de cette conférence.

Tout en faisant une analyse historique des différentes formes de coopératives, le docteur en sociologie a critiqué l’Etat haïtien qui n’a jamais établi des mécanismes favorables à la croissance de ce modèle de développement existé dans le pays depuis 1920.

«Même si l’Etat proclame la liberté d’association, l’analyse des instruments juridiques servant de cadre légal aux coopératives a montré que l’Etat haïtien cherchait plutôt à contrôler le mouvement. », déclare-t-il.

Heureusement, il y a toujours une tendance à la solidarité dans la société haïtienne, ajoute le président du Conseil d’Administration de la Faculté des Sciences Humaines, une entité de l’Université d’Etat d’Haïti. Et, l’objet même de la coopérative de manière générale est de permettre à des individus de se regrouper et de réunir leurs moyens afin d’atteindre un objectif commun qui leur serait difficile d’attendre individuellement.

Ce à quoi répondent les coopératives de logement en Haïti. Contrairement aux autres formes de coopératives, notamment agricoles, d’épargnes et de crédit, les coopératives de logement ne sont pas très répandues. « Elles peuvent aider à un grand nombre de familles de se procurer d’un logement décent et d’avoir accès à des services de base, inexistants dans la majorité des quartiers défavorisés. », conclut-il

La journée a été aussi l’occasion pour le Professeur Richener Noël, Assistant Recherche du Groupe Urgence Rehabilitation Developpement (URD), d’échanger avec l’assistance sur la notion d’Habitat. Cette dernière se réfère selon lui, non seulement à la construction du logement en tant que tel, mais aussi au cadre de vie de manière générale. Ce qui implique également la disponibilité des services.

En analysant la réponse de l’Etat haïtien pour améliorer l’habitat après le séisme, il a montré que beaucoup reste à faire.

« L’un des plus grands défis pour le gouvernement haïtien, c’est de reconstruire sans mettre en danger les générations futures. », soutient le docteur en géographie urbaine.

En effet, l’accès au logement décent demeure l’un des plus grands défis pour les familles haïtiennes, quatre ans et quelques mois après le séisme. Vivre dans un espace digne met en évidence plusieurs paramètres notamment accessibilité aux services de base et sécurité. Cela relève d’une volonté politique des autorités concernées.

Teintée de prestations culturelles, la journée a été aussi marquée par la promotion des modèles associatifs pour résoudre le problème de logement en Haïti.

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Tue, 14 Oct 2014 16:12:50 +0000
Journée Mondiale de l’Habitat : Le GARR invite les autorités haïtiennes à prioriser le bien-être de la population dans les projets de développement https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1530-journée-mondiale-de-l’habitat-le-garr-invite-les-autorités-haïtiennes-à-prioriser-le-bien-être-de-la-population-dans-les-projets-de-développement https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1530-journée-mondiale-de-l’habitat-le-garr-invite-les-autorités-haïtiennes-à-prioriser-le-bien-être-de-la-population-dans-les-projets-de-développement Journée Mondiale de l’Habitat : Le GARR invite les autorités haïtiennes à prioriser le bien-être de la population dans les projets de développement

A l’occasion de la Journée mondiale de l’Habitat, commémorée le premier lundi d’octobre de chaque année, Le GARR invite les autorités haïtiennes, tous les secteurs de la vie nationale, à réfléchir ensemble sur les décisions à prendre pour améliorer les conditions de l’habitat en Haïti.

Analysant le thème: « Donnons la voix aux bidonvilles. », retenu  par l’ONU pour le 6 octobre 2014, le GARR estime qu’il est plus que nécessaire d’adapter les programmes de logement aux besoins réels des déplacés/es, des familles à faibles revenus vivant dans les quartiers défavorisées afin d’améliorer leurs conditions de vie.

En effet, à l’approche du cinquième anniversaire de la catastrophe du 12  janvier 2010, c’est le moment de faire un bilan des interventions réalisées par le gouvernement, les organisations internationales en vue de corriger les faiblesses relatives à la quantité et la  qualité souvent relevées dans presque tous les rapports d’évaluation de l’action humanitaire après le séisme.

La population des camps diminue considérablement. Pourtant, des quartiers informels dépourvus de services de base pullulent au su et au vu des autorités concernées par la question de logement dans le pays.

La journée Mondiale de l’Habitat, dédiée aussi à la campagne « Zéro Expulsions » de l’Alliance Internationale pour les Habitants (AIH) contre les expulsions forcées, met aussi en évidence l’obligation pour l’Etat haïtien de prioriser le bien-être de la population dans les programmes de développement afin de bannir les expulsions forcées enregistrées dans les camps d’hébergement et dans plusieurs villes du pays.

Dans plusieurs régions, les cris des familles paysannes expulsées de leurs propriétés se multiplient et deviennent retentissants. A l’Île-à-Vache, à Caracol, les projets avec de grands enjeux économiques font augmenter le nombre de paysans/es sans terre. L’expropriation est légale, certes, pourvu que les procédures soient claires et bien appliquées. La démolition des maisons du Centre-ville de Port-au-Prince en juin 2014 renforce les inquiétudes des militants/es du droit au logement.

Construire les villes pour les gens pour une vie plus digne. Ce slogan est lancé depuis des années par les peuples de différents pays à travers le monde. Le GARR maintient ce message pour Haïti tout en invitant les autorités à favoriser l’implication des citoyens/citoyennes dans la reconstruction de leur pays.

Le GARR salue la publication, par le gouvernement haïtien,  du document cadre de la Politique nationale de logement et de l’Habitat (PNLH). Il espère que la mise en œuvre d’une telle politique assurera la rupture avec les vieilles pratiques exclusives pour enfin permettre à toutes les familles haïtiennes de vivre dans un espace digne. 

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gsainville@garr-haiti.org (Geralda Sainville) Personnes Déplacées Sun, 05 Oct 2014 02:57:31 +0000
Amnesty International : DES FAMILLES RISQUENT D’ÊTRE EXPULSÉES SOUS PEU https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1413-amnesty-international-des-familles-risquent-d’être-expulsées-sous-peu https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1413-amnesty-international-des-familles-risquent-d’être-expulsées-sous-peu Image du Camp KID

Une vingtaine de familles qui se sont retrouvées sans domicile à la suite du séisme de janvier 2010 risquent d’être chassées très prochainement de leur camp de fortune à Port-au-Prince, la capitale du pays, auquel cas elles seront de nouveau à la rue. 


Une vingtaine de familles vivant dans le camp de personnes déplacées KID, dans le quartier de Christ-Roi, à Port-au-Prince, sont actuellement menacées d’expulsion forcée. Ce camp est ainsi appelé car il est situé sur un terrain appartenant à l’organisation politique de la  Convention Unité Démocratique (KID).

 Les familles concernées ont raconté que le 10 mars dernier, une personne se disant membre du  parti KID leur a annoncé qu’elles avaient jusqu’au 14 mars pour partir, ou elles seraient expulsées de force. Cette personne a affirmé que le KID avait besoin du terrain pour pouvoir accéder à un bâtiment où se réunissent les membres du comité. 

Comme les milliers d’Haïtiens sans logement qui ont été contraints de s’installer sur des parcelles de terrain inoccupées au lendemain du séisme de janvier 2010, les familles habitant actuellement dans le camp KID vivent dans des abris improvisés aux conditions sanitaires déplorables et sans eau courante. Elles ne peuvent aller nulle part à moins qu’on leur fournisse une solution de relogement adaptée pour qu’elles puissent enfin commencer à reconstruire  leur vie après cette catastrophe. 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Tue, 18 Mar 2014 13:16:07 +0000
Une vingtaine de familles déplacées sous menaces d’expulsion au camp KID https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1408-une-vingtaine-de-familles-déplacées-sous-menaces-d’expulsion-au-camp-kid https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1408-une-vingtaine-de-familles-déplacées-sous-menaces-d’expulsion-au-camp-kid Des abris provisoires au camp KID à Christ-Roi

Des familles déplacées du camp KID, à Christ-Roi sont en passe de subir une expulsion forcée, a appris le GARR,  le lundi 10 mars 2014. Selon les déplacés/es, un particulier se réclamant partisan du parti politique KID, les menace de laisser l’espace au plus tard le vendredi 14 du mois en cours, sinon ils/elles seront évincés de force.

L’ultimatum est donné. Les familles ciblées doivent laisser l’espace en toute urgence. Le prétendant représentant du parti dirigé par le politicien Evans Paul a prétexté, selon les résidents/es du site, de créer plus d’accès pour la circulation des véhicules des membres de  cette organisation politique qui participent aux réunions hebdomadaires.

« C’est un faux prétexte. Non seulement le moyen utilisé est arbitraire, mais il ne donne aucune alternative aux familles concernées. Or, il n’y a pas d’autre espace sur le site qui puisse recevoir une vingtaine de tentes. », déclare une femme déplacée vivant sur le site avec ses quatre enfants.

Le terrain hébergeant ce site depuis le séisme du 12 janvier 2010 appartiendrait, selon les déplacés/es, au parti politique KID. Conscients/es de la nécessité pour ladite organisation politique de récupérer son espace, ils/elles se disent être prêts à le laisser. Cependant, ils/elles ont besoin d’un appui pour réparer leur maison ou du moins trouver un endroit digne pour s’héberger, car la majorité d’entre eux étaient des locataires, avant la catastrophe.

Le Camp KID est loin d’être un endroit sécuritaire, signalent les victimes du 12 janvier. Sans faire étalage des bagarres répétées dans le  site, plusieurs cas de vols ont été enregistrés, ces dernières semaines sans que les victimes ne soient en mesure d’identifier les auteurs. «Comment penser que nous pourrions accepter de vivre dans une telle ambiance selon notre gré ?», se questionne un père de famille qui fait état d’une augmentation, depuis plusieurs semaines, du nombre de résidents/es du site.  

Des familles déplacées contactées dans d’autres sites d’hébergement de la zone métropolitaine, disent constater une certaine augmentation du nombre de  résidents/es de leurs camps.  C’est ce que confirment des déplacés/es du camp Gaston Margron se trouvant à Mariani (sud de Port-au-Prince). « Chaque semaine, nous observons de nouveaux visages sur les sites. Ce qui nous inquiète énormément. », indiquent-ils.

Selon le dernier rapport publié par l’OIM en décembre 2013, il y a toujours dans  le pays 271 camps d’hébergement avec un total de 39 000 familles. En ce qui concerne le camp KID, il comptait environ 316 tentes et 1072 personnes dont 536 femmes et 536 hommes.

Soulignons que depuis plusieurs mois, des expulsions forcées sont réalisées dans  différents sites d’hébergement du pays dans l’indifférence des instances concernées qui ne font rien pour secourir les familles ou empêcher qu’elles en soient victimes.

Le GARR croit que les autorités haïtiennes ne peuvent pas jeter aux oubliettes le dossier des victimes du 12 janvier. Il appelle le gouvernement haïtien à assumer ses responsabilités face aux mauvaises situations des personnes déplacées  qui doivent être relocalisées dans des conditions dignes et respectueuses des droits humains. 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Tue, 11 Mar 2014 21:00:16 +0000
Journée Internationale de la Femme : Des organisations féminines haïtiennes réclament justice pour les femmes https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1404-journée-internationale-de-la-femme-des-organisations-féminines-haïtiennes-réclament-justice-pour-les-femmes https://mailserver.garr-haiti.org/index.php/nouvelles/actualite/personnes-deplacees/item/1404-journée-internationale-de-la-femme-des-organisations-féminines-haïtiennes-réclament-justice-pour-les-femmes Des participantes au jardin du GARR, le 7 mars 2014.

«Kreye bon jan kondisyon pou fanm yo jwenn jistis, se yon gwo pa sou chemen egalite fanmak gason.», c’est autour de ce thème que le GARR et le Regroupement des Conseillers  et Conseillères pour le Changement de Comportement (RECOCC) ont organisé une séance de réflexion à Port-au-Prince, le 7 mars 2014. Cette activité a été réalisée en prélude à la célébration de la Journée Internationale de la Femme commémorée chaque 8 mars à travers le monde. Mise en contexte historique, exposé, échanges, chants, déclamation de textes, recommandations, tels ont été entre autres les différents aspects retenus pour rehausser l’éclat de cette importante journée.

 

Au jardin du GARR, le public qui était composé en majorité de femmes déplacées, se montrait très enthousiaste dans la lutte contre l’inégalité des femmes par rapport aux hommes.  Lulia Lubin,  représentante d’une organisation féminine a créé l’ambiance avec des chants relatifs au respect des Droits de la Femme tout en mettant en valeur les femmes haïtiennes.

L’animatrice du GARR, Sanièce Petit-Phat qui faisait une brève historique de la Journée Internationale des Femmes,  a salué les multiples efforts déployés par les vaillantes femmes qui, selon elle, ont fait de cette journée ce qu’elle représente aujourd’hui dans la lutte pour le respect des droits des femmes.

Mme Petit-Phat a appelé aux participantes, issues pour la plupart d’organisations féminines, à poursuivre la lutte pour que l’égalité entre les femmes et les hommes devienne une réalité en Haïti.

« A l’instar des féministes qui ont combattu sans relâche pour le respect des droits des femmes,  vous devez continuer à  lutter pour briser cette inégalité sociale existant entre les hommes et les femmes dans le pays.», a-elle déclaré.

Intervenant en la circonstance, la Chargée de la promotion et de la protection des Droits Humains du GARR, Louna François a plaidé pour de meilleurs mécanismes dans les instances judicaires en Haïti favorisant l’accès des femmes à la justice, notamment celles qui sont victimes de violences.

La juriste qui en a profité pour rappeler que les femmes n’obtiennent pas justice parfois en raison de leur sexe, a invité les participantes à ne pas avoir peur de revendiquer leurs droits quand elles sont victimes de violences.

« La violence sous quelle que forme qu’elle apparaisse est condamnable et doit être punie. Vous devez toujours défendre vos droits quand vous en êtes victimes.», a-t-elle indiqué.

Des chants et des textes valorisant la contribution des femmes haïtiennes dans la famille et la société en général ont été mêlés de la partie.

Au terme de la journée, les participantes ont formulé certaines recommandations relatives au respect des droits des femmes en Haïti. La création d’emplois au profit des femmes, la mise en place des magistrats sensibilisés au respect du droit de la Femme, la formation du personnel de la justice relative à la violence faite aux femmes, l’abrogation des lois discriminant les femmes, la création de nouvelles lois contre l’harcèlement sexuel, la mise en place d’un fonds disponible à l’assistance légale féminine, la mise en œuvre des programmes de sensibilisation au bénéfice des femmes figurent parmi ces recommandations.

 

 

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jmichel@garr-haiti.org (Josue Michel) Personnes Déplacées Mon, 10 Mar 2014 21:28:44 +0000